Une plongée intéressante dans la perception qu’ont eu à travers les siècles les auteurs, peintres, conteurs (essentiellement masculins) de la laideur des femmes, qu’elle soit physique ou morale (et le plus souvent les deux, l’une étant perçue comme le symptôme de l’autre).

Une réflexion sur la beauté comme obligation pour la femme, renforcée par l’accès aux cosmétiques, et sur la correspondance exclusivement féminine entre intelligence et laideur. Une étude sur le conformisme social au divin triptyque hétérosexualité – mariage – maternité, et sur le manque d’indulgence de la société face à la vieillesse féminine (si la femme ne peut physiquement plus se reproduire, quelle est son utilité ?).

De Platon qui écrivait dans le Timée que « parmi les hommes qui avaient reçu l’existence, tous ceux qui se montrèrent lâches et passèrent leur vie à mal faire furent suivant toute vraisemblance transformés en femmes à leur deuxième incarnation » au déchaînement journalistique sur le physique de Susan Boyle, le livre passe en revue de nombreux exemples de l’intolérance profonde des hommes à l’égard de grands archétypes, tels que la vieille fille, le bas-bleu et la féministe révoltée.

https://www.placedeslibraires.fr/livre/9782849528174-histoire-de-la-laideur-feminine-claudine-sagaert/